
Dossier de presse
Plaquette de présentation
Anne au chapeau en Avignon
C'est gonflé : quelques mois à peine après avoir créé "Mon chapeau à raconter", son premier spectacle, la comédienne Pessacaise Anne Juquel s'embarquera le 6 juillet pour le plus grand souk théâtral de France, à Avignon. Et c'est d'autant plus culotté qu'Anne, 25 ans, s'adresse à un public en culottes courtes, voire en couche-culottes : " de zéro à 6 ans". Pas précisément celui qui arpente les ruelles de la cité des papes.
Anne Juquel en avait envie, mais n'y croyait pas vraiment jusqu'à ce que le jury des défis-jeunes de jeunesse et sports ne lui occtroie... 7000 €. "Une belle somme ! On a sablé le champagne ! Pas tant à l'idée d'aller là-bas, que pour le fait que des gens nous fassent confiance à ce point", raconte cette jeune femme qui a trouvé à l'office culture de Pessac l'essentiel des ingrédients de son aventure : l'envie de se lancer dans le spectacle jeune public, l'idée d'une forme peu exploitée sur scène, et les amitiés indispensables. Deux de ses collègues de l'office s'associent à elle pour fonder la compagnie, présidée par un étudiant, Cyril Zozor.
Deux spectacles. Originaire de la Loire, passée par l'IUT de carrières sociales et d'animation de Gradignan, elle s'est retrouvée embauchée comme "emploi-jeunes" à l'Office comme "médiatrice sociale et culturelle", chargée entre autres de développer le "jeune public". De fil en aiguille et de stages en coup de coeur, elle tombe sur les "tapis de lecture" : le réseau des assistantes maternelles les utilise pour cultiver chez les tout-petits le goût des histoires et des livres. "J'ai très vite eu envie de l'utiliser comme support d'un véritable spectacle", raconte Anne Juquel : ce sera le "Chapeau à raconter", promenade au travers de six continents et autant d'histoires d'une conteuse qui a perdu son chapeau. Elle s'initie aux contes, aux claquettes, à l'art du clown, à l'improvisation. Les premières représentations, en décembre, séduisent assez pour qu'elle mette en chantier "Malle au coeur", qui sera prêt quelques jours avant son départ pour le Vaucluse.
"Professionnalisation". Budget de ce séjour au Festival : 10000 à 15000 €. Objectif : "j'y vais pour me faire connaître, nouer des contacts". Lieu : un vrai théâtre, la Poulie, cinquante places, "idéal". Anne Juquel est persuadée qu'il y a un public pour elle en Avignon : "dans le Vaucluse, il y a plus de 300 écoles maternelles, une cinquantaine de crèches, une foule de centre de loisirs. Quand je regarde la programmation du Festival, je trouve très peu de spectacles jeune public, et je n'en ai trouvé aucun autre pour le très jeune public". La Pessacaise s'apprête, en bonne artiste du "off" à arpenter la cité pour distribuer ses prospectus. Et assure que l'aventure ne s'arrêtera pas là, succès ou non : " la démarche de la compagnie, c'est la professionnalisation. Je ne fais pas Avignon pour Avignon".
Sud Ouest Bordeaux rive gauche
Anne au chapeau en Avignon
Gilles Guitton
Mercredi 04 mai 2005
